13 avr. 2018

Inception: science-fiction or reality? | Karim Benchenane

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  • � �vendredi 18 janvier 201 9ACTUALITÉS & OPINION S FORMATION MÉDICALE CONTINU EActualités & Opinion s > Actualités Medscap e Stéphanie Lavaud AUTEURS ET DÉCLARATIONS 9 août 2016 0Commenter Stanford, Etats-Unis – L’hypnose repose sur des mécanismes cérébraux particuliers. Grâce à l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), l’équipe du Pr David Spiegel (Stanford University School of Medicine, Palo Alto, Californie) vient de mettre en évidence trois types de modifications neuronales qui sous-tendent cet état particulier de conscience [1]. « Je pense que nous avons une preuve assez définitive ici que le cerveau fonctionne différemment en état d’hypnose » a affirmé le chercheur au New York Times [2]. Alors que les potentialités cliniques de l’hypnose, de même que ses champs d’application notamment à l’hôpital, se développent de plus en plus, il reste beaucoup d’inconnues quant à son mode de fonctionnement au niveau physiologique. Les chercheurs ont déjà exploré le cerveau de personnes sous hypnose, dans le but d’observer ses effets sur la douleur ou d’autres formes de perception. Mais aussi surprenant que cela puisse être « il n’y a jamais eu jusqu’à présent d’études dont le but est simplement de se demander ce qui se passe dans le cerveau quand vous êtes sous hypnose » selon le chercheur de Stanford, d’où l’intérêt de ce travail visant à évaluer l’activité et la connectivité neuronales lors de la transe hypnotique. Observer le fonctionnement cérébral des « hautement » hypnotisables « 10% de la population est considérée comme étant très sensible à l’hypnose, tandis que le reste de la population est moins susceptible d’entrer en transe hypnotique » considère le Pr Spiegel [3]. Dans cette étude sur le fonctionnement de l’hypnose en elle-même, les chercheurs ont donc passé en revue 545 personnes et en ont sélectionné 57 sur la base de tests évaluant la capacité à être hypnotisées. Parmi elles, 36 ont été classées comme très sensibles à l’hypnose, alors que 21 ont été définies comme peu hypnotisables. Les 57 participants ont ensuite subi une IRMf qui détecte l’activité cérébrale en enregistrant des modifications de flux sanguin. Chaque personne a été observée dans quatre états : au repos, se remémorant un souvenir et lors de deux sessions d’hypnose (évoquant l’une, un souvenir heureux, l’autre, une situation de vacances). Pour étudier les modifications d’activité et de connectivité, les chercheurs se sont intéressés préférentiellement à 3 réseaux cérébraux : - le réseau exécutif (ECN) impliqué dans la prise de décision, l’attention et la mémoire de travail. D’un point de vue neurophysiologique, celui-ci implique classiquement le cortex préfrontal dorsolatéral ( bilatéral ) et les cortex pariétaux supérieurs. - le réseau du mode par défaut (DMN) correspondant à l’état de base, inoccupé. Il se situe dans plusieurs structures incluant le cortex cingulaire antérieur et le cortex préfrontal médian. - le réseau de saillance (SN) impliqué dans le travail de hiérarchisation des informations. Il comprend le cortex cingulaire antérieur (dorsal), le cortex fronto-insulaire et s’étend jusqu’aux régions subcorticales comme l’hypothalamus. Des modifications de l’activité neuronale compatibles avec les caractéristiques de l’hypnose A l’imagerie, Spiegel et ses collègues ont bien mis en évidence des changements dans ces trois régions cérébrales. Chacune des modifications n’a été observée que dans le groupe de participants « hautement hypnotisables » et seulement quand ils étaient dans un état hypnotique – donc très différents de l’état de repos ou de remémoration.