« y’a qu’à - faut qu’on »


Innocente société de «y’a qu’à - faut qu’on ».

Fatigué d’entendre cette légendaire phrase de l’Homme poli qui ne veut pas s’investir dans une action:

- Faut qu’on se voit, faut qu’on mette ça en place, faut qu’on en parle, faut qu’on travaille ensemble, faut qu’on sorte boire un verre, faut qu’on mange un bout ensemble, faut qu’on fasse quelque chose, faut que… faut que…

Et la suite évidente :

- Y’a qu’à faire comme tu dis, y’a qu’à faire ça, y’a que ça à faire, y’a qu’à lui dire, y’a qu’à attendre, y’a qu’à s’appeler, y’a qu’à se voir, s’assoir et en parler, y’a qu’à mettre ça en place, y’a qu’à faire… qu’à faire… y’a qu’à…


« Y’a qu’à » ou Haka ? À titre indicatif, le Haka est un chant Maori qui, selon la mythologie, le dieu du soleil avait deux épouses. La dame d’été et la dame d’hiver eurent un enfant qui fut à l’origine de la danse. Le Haka était une coutume afin de souhaiter la bienvenue lors de rencontres sociales en s’imposant par le respect. Malheureusement, je me rends compte que l’ambiguïté des deux saisons été hiver, du chaud et du froid, du sombre et du clair, a laissé à cet enfant, Tane-Rore, une in-expression dans la capacité à s’investir réellement dans son bavardage politiquement lisse et répétitif comme tout bon dirigeant. Ni blanc, ni noir, un équilibre ou la dissociation dans les propos tenus ne laisse pas d’ambigüité à la non-action future.

« Y’a qu’à -faut qu’on » est destiné aux autres, à leur devoir d’agir leurs démarches et investissements. Seul le profit a de l’intérêt et le fait d’être à l’origine du « Y’a qu’à ».

Il est vrai que les priorités sont bien souvent différentes, mais lors d’un «faut qu’on », autant se taire si l’objectif n’est pas d’agir ou de s’investir.

La société souffre, les malheurs de la vie sont en fait des bonheurs mal éclairés, donc une vision restreinte de la réalité. L’Homme attend dans l’espoir qu’un « Y’a qu’à/ faut qu’on » piégé dans son intégrité, réagisse et vienne le prendre par la main.

« Y’a qu’à - faut qu’on », une énergie perdue qui aurait pu servir dans « faisons-le ici et maintenant », « je te l’ai dit, je le fais », « si je ne voulais pas le faire, je n’aurai rien dit », « excuse-moi, cela ne m’intéresse pas », « je suis bien dans mon malheur », « j’ai peur de voir le bonheur »…

« Y’a qu’à - faut qu’on », une façon d’utiliser l’énergie des autres pour agir, être dans le sillon comme aspiré par la synergie du groupe.

Y’a qu’à commencer maintenant !!!

Regardez les actions mises en place autour de vous, renseignez-vous, allez au-delà des préjugés et a priori que les « vrais qu’on » vous ont insufflés. Lâchez-vous, imaginez, osez, mais faites-le !!!

La vie passe comme un train à grande vitesse. De nombreuses personnes attendent le prochain passage dans l’espoir qu’une station sera installée devant leur habitation pour pouvoir y monter. Sans effort et sans investissement, cette demeure pourrait être leur dernière…

Alors, faites quelques mètres, mélangez-vous aux autres avec toute votre humilité et participez. Participez aux échanges sérieux, aux débats. Participez aux forums, aux sorties, à un sourire échangé ou un regard perdu. Bannissez l’« y’a qu’à - faut qu’on » qui n’ont pas compris que le train ne s’arrêtera jamais devant leur porte.

Comme à chaque fois, je vous invite à réagir en sachant qu’« y’a qu’à » attendre assis, car « faut qu’on »… avant.

Emmanuel


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