UA-39153264-1
top of page

Merci de vous être abonné !

Abonnez-vous au blog, c'est gratuit !

Communiquer – Se synchroniser – le rapport de confiance

Dans la saga « Comment communiquer », je vous propose de poursuivre l’apprentissage en portant toute l’attention sur le comportement à mettre en place lors de vos interventions.


Que de protocoles nécessaires, vous pourriez me dire, pour bien communiquer, mais rappelez-vous que l’objectif de ces capsules est de déstructurer des techniques que vous connaissez déjà, et que vous effectuez inconsciemment.

Bien les comprendre permet de structurer vos interventions et d’être souple si cela ne se passe pas comme désiré.

Vous pouvez visionner ou lire à tous moments, les posts précédents.




se synchroniser - le rapport de confiance PNL

La synchronisation


Imaginez une vidéo dans laquelle le son et l’image ne soient pas synchronisés, l’inconfort perçu par le cerveau ne vous encourage pas à continuer le visionnement.

Une représentation du malaise créé par une désynchronisation, serait d’imaginer que la tête et le corps ne soient pas liés dans le mouvement.

Il y a eu de nombreuses vidéos amusantes qui l’ont démontré. Une personne est assise à une table, les bras le long du corps. La seconde s’installe derrière la première, en disposant ses bras à la place de celle qui est assise.

La règle du jeu est que la personne qui se tient derrière doit faire manger la première sans repère visuel. Vous pouvez imaginer le tableau déstructuré à la manière de Picasso, que sera le visage sans bras, qui subira les assauts gauches et maladroits des mains aveugles.

Cette analogie de désynchronisation vouée à la communication crée un même résultat ; hésitation, maladresse et quiproquos.

Chacun avance à sa vitesse de façon maladroite.


Nous avons, dans tous les cas, deux personnes qui ne regardent pas dans la même direction. Même si l’objectif est le même pour les deux parties, ils évoluent de manière individuelle.


Toute belle communication, passe par une synergie commune, une résonance qui met en confiance les interlocuteurs par la synchronisation.


Lorsque vous marchez dans la rue avec une personne, vous avancez dans la même direction, échangez vos points de vue ou une histoire et sans vous en rendre compte, vous finissez par marcher de la même manière. Les pieds droits et gauches se déplacent au même moment. Le corps se synchronise automatiquement quand une complicité s’installe dans un groupe.


La chercheuse de l'Université de New York, Suzane Dikker, étudie ce phénomène depuis des années. Elle a constaté que cette synchronisation se produit même lorsque aucune conversation n'a lieu ! Elle semble également être plus forte quand il y a une connexion personnelle.

Des études similaires ont été menées à travers les années avec des groupes d'élèves de la même classe. Les élèves qui se sentaient plus motivés et qui s'amusaient se sont avérés plus en phase avec le cerveau de leurs pairs.


À l’air du virtuel, une étude sur la synchronisation démontre qu’il y a au moins 9 zones cérébrales communes, qui vibrent à l’unisson en présentiel lors d’une résonance d’accord et d’acceptation entre deux personnes. Une seule zone cérébrale se synchronise derrière un écran…

Il est donc possible de se synchroniser devant une caméra avec un résultat bien moins probant.

La synchronisation entraine la sécurité, de la confiance et de la complicité, de la facilité de ce fait du bien-être et du plaisir.




Se synchroniser oui, mais comment ?


Il y a plusieurs façons de le faire et plusieurs écoles qui détiennent leur vérité.

Je ne sais pas si l’une est meilleure que les autres, mais il est intéressant de les pratiquer.

Nous savons que chaque être humain est une exception. Généraliser une façon de le faire serait comme affirmer que la meilleure tarte aux pommes est celle de ma mère, cela n’a aucun sens… même si c’est vrai…


Envisageons trois manières de se synchroniser. Elles doivent être naturelles pour ne pas attirer l’attention, et donner l’impression d’être moqueur, hautain et insultant.




Le rapport

Commencer une communication en imposant une pensée, une croyance, un jugement sans ouverture, c’est communiquer que « je décide, ce sera comme ça, un point c’est tout ».

Pour se synchroniser, il est nécessaire de créer le rapport. Pour cela, un sourire même timide et une bonne écoute des mots, une observation visuelle de l’interlocuteur et un ressenti kinesthésique de ce qui se dégage dans l’instant vous permettront de vous mettre au diapason. Il s'agit de ne pas chanter la Walkyrie de Wagner alors que l’autre écoute la reine des neiges…


L’objectif est d’entrer dans le film que joue le cerveau de monsieur Dupond avec un D, pour devenir le monsieur Dupont avec un T dans le même scénario.

Si Dupond est excité, joyeux, montez votre excitation pour le rejoindre dans son trip. Avec modération bien entendu, ne sur jouer pas. S’il est calme, soyez calme, s’il parle vite, parlez vite et à l’inverse, parlez lentement.

C’est comme si vous rejoignez une personne sur un tapis de course. Vous sautez dessus et courez à sa vitesse. Par la suite, une fois que la confiance sera installée, vous pourrez le faire ralentir ou l’accélérer.

Inspirez et expirez au même rythme et ne vous tenez pas complètement en face de lui. Tenez-vous légèrement décalé, sur le côté, pour ne pas pénétrer dans sa bulle de proxémique.


L’attitude de votre interaction doit aussi être prise en compte. Demandez-vous le rôle que vous jouez dans votre échange :


- La position basse : Êtes-vous dans la position de l’apprenant, de l’enfant, du subalterne ou de celui qui se fait réprimander ?

En début de rencontre, gardez cette position afin de satisfaire votre interlocuteur. Vous aurez l’occasion au fil de vos échanges de passer à la position égalitaire.


- La position égalitaire : Les deux individus parlent d’égal à égal sans supériorité hiérarchique. Ils avancent ensemble et aucun des deux n’a une responsabilité particulière. Cette position évolue sans cesse, car nous passons rapidement à des positions de déséquilibres, d’apprentissage ou d’expert en quelques secondes.


- La position haute : C’est la posture du supérieur hiérarchique, de l’expert, du politique, de l’enseignant ou du formateur. Ne considérez pas cette position comme négative. Il peut être intéressant de l’adopter pour rassurer et prendre soin de l’autre.

La position haute exploitée par l’égo est bien entendu à proscrire. Ne sous-évaluez jamais votre interlocuteur…




Les gestes


Notez que je ne parle pas de non verbal, mais de geste dans ce paragraphe.

Il n’y a aucune interprétation à faire, seulement être le miroir de l’autre dans ses mouvements.

Faire le petit singe nécessite du doigté. La synchronisation utilisera les neurones miroirs pour amplifier le rapport.

Avez-vous remarqué les mouvements de tête de vos interlocuteurs pour confirmer vos dires lorsque vous vous exprimez ?

Ce simple signe rassure et met en confiance.

Si la personne croise les jambes, faites-le aussi ou croiser simplement les pieds, l’illusion sera approximativement la même.

Lorsque la personne parle avec les mains, se passe la main dans les cheveux, grattez-vous le front par exemple. L’idée est de soit faire le même geste, soit le détourner légèrement avec beaucoup de discrétion.

Les tests qui ont été faits avec une imagerie spectroscopique portable démontrent que le cerveau perçoit, dans les trente secondes qui suivent le geste, un mouvement identique qui vient d’être effectué.


Pour tester votre synchronisation sur votre interlocuteur, penchez-vous vers lui pendant votre intervention pour voir s’il se rapproche aussi ou s’il recule. S’il se rapproche, il est tout à votre écoute et parfaitement synchronisé. S’il recule, c’est qu’il a encore besoin de temps pour vous suivre en toute confiance et sécurité.


Je vous mets en garde sur les gestes qui expriment de la négativité dans les propos, ne les répétez pas, vous ne ferez qu’amplifier un état limitant qui n’apporterait pas de solution.







Le verbal


Comme les gestes, se synchroniser avec les mots doit être fait avec intelligence.

Nous appelons cette technique dans le jargon thérapeutique, faire de l’écho.

Répétez les mots importants, aidants de votre interlocuteur, permettra à son cerveau de les réentendre venant de l’extérieur, pour être répété en langage interne inconscient. Il vérifiera la véracité des mots entendus pour enfin résonner avec les mots qu’il vient d’employer.


L’écho se fait avec les mots et les phrases aidantes. Ne répétez pas des expressions limitantes (négatives) pour ne pas amplifier une perception qui ne ferait pas avancer la situation.

La résonance se fait aussi par les neurones miroirs qui vivent une seconde fois, comme une réalité, les mots employés.

L’intérêt de faire de l’écho du vocabulaire de votre interlocuteur est d’utiliser la représentation qu’il se fait du monde. Un mot a une signification spécifique qui appartient à une seule personne.

Utiliser les mots et la syntaxe de l’autre rend fluide la compréhension, sans interrogation ou rationalisation ni intellectualisation des propos tenues.

Un état de transe s’installe rapidement et les barrières de défense et de jugement s’étiolent comme des bulles de savons emportées par le vent.


Se synchroniser c’est vibrer à l’unisson, faciliter l’accord, créer de la confiance et de la sécurité et l’évidence d’avancer ensemble.





Désynchronisation


Toutes les astuces que vous venez de lire vont vous aider à renforcer votre agilité en communication et à créer un lien.

Maintenant, il arrive que nous n’ayons pas le temps, l’envie ni le désire de tenir une conversation. Il vous suffit alors de faire tout l’inverse de ce que vous venez de lire. Avec quelques mots d’excuse bien choisis, vous romprez rapidement une communication avec courtoisie.





À vous de jouer et… faites confiance à la partie qui sait !


Emmanuel


_________________________________________________________________________ Emmanuel est hypnologie et coach PNL depuis plus de 10 ans. Après avoir enseigné le comportement cognitif avec l’hypnose moderne du 21e siècle, il continue à donner des consultations aux individus et aux entreprises pour une évolution personnelle et l’évolution de l’humanisation en entreprise. Hypnologue et conférencier, il transmet l’importance d’accepter toutes les réalités qui entrainent la reconnaissance du rôle et la considération de l’identité. Emmanuel Sabouret n’est pas psychologue, ni médecin. Si vous vivez des troubles pathologiques ou physiques, veuillez consulter un spécialiste de la santé.


Pour en savoir plus, abonnez-vous à la chaine YouTube et sur ce blog.

58 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout
bottom of page